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Sophrologue caycédien :
pourquoi en choisir un ?

Je suis installée à Antibes en tant que sophrologue caycédienne et je souhaite apporter un éclairage sur la spécificité de cette forme d’accompagnement.

 

Il y a une soixantaine d’années, un jeune médecin psychiatre, le professeur Caycédo, captivé par l’étude de la conscience humaine et animé par son intuition et génie, énonça ce qui deviendra le premier principe d’une science, créée par lui et alors émergente qu’il nomma sophrologie, d’où le nom actuel de sophrologie caycédienne.

 

Ce principe dit d’action positive s’énonce ainsi : « Toute action positive dirigée vers la conscience a des conséquences positives sur tous les éléments psychiques. »

 

Les nouvelles découvertes en neurosciences nous éclairent aujourd’hui sur la portée de ce principe : la répétition d’une pensée positive produit des changements au niveau des neurones, il en est de même pour une pensée négative.

Chaque fois que nous reproduisons une pensée ou émotion, le cerveau envoie des signaux à tout le corps pour reproduire cette sensation et provoquer, souvent, une réaction physique. Nous ne sommes alors plus obligés de penser, analyser, éclaircir nos idées ou sentiments, mais nous sommes capables de donner une réponse, longuement et profondément répétée, qui semble appropriée et naturelle. Quand le cerveau n’est pas suffisamment stimulé par de nouvelles expériences, il devient dépendant de patrons de comportements commodes, répétitifs et routiniers qui souvent empêchent de grandir, modifier, adapter… Ainsi nos croyances erronées et nos expectatives, en partie si nous n’agissons pas, peuvent devenir les responsables de notre mal-être.

 

Autrement dit, ce à quoi nos pensons le plus fréquemment détermine ce que nous sommes et ce que nous pouvons devenir. La vie est un tableau que nous pouvons peindre selon nos souhaits…

 

Etre sophrologue caycédien(ne) porte une forme d’engagement spécifique qui va permettre de petit à petit, entraîner à développer ce type d’attitudes, au niveau du corps, des pensées mais aussi des émotions.

Cette méthode dite de relaxation dynamique conduit en effet à affiner la perception de son corps, l’écoute de son monde intérieur, invite à la défocalisation sur les pensées négatives au profit de ce qui a valeur, ce qui est précieux pour soi.

Il s’agit d’une véritable découverte, une transformation consciente et positive de l’attitude envers nous-même et le monde environnant. Elle prend souvent la forme d’un cheminement en direction d’un art de vivre véritable, c’est-à-dire en accord avec notre nature vraie et profonde, qui va bien au-delà des apparences.

 

Selon le professeur Caycédo, dont la transmission des enseignements est actuellement poursuivie par sa fille Natalia Caycédo, Docteur en médecine et portant l’académie internationale de sophrologie Sofrocay, la conscience humaine est voilée. Notre vie est surtout tournée vers l’extérieur et notre vie intérieure est peu explorée. L’existence est dirigée par nos conditionnements, automatismes ou instincts.

C’est là l’intérêt d’un accompagnement à caractère contemplatif et méditatif par un sophrologue caycédien puisqu’il peut participer à un processus herméneutique de dévoilement de notre conscience. Celle-ci s’entend comme la force responsable de l’intégration de toutes les structures de l’existence de l’être. Il ne s’agit pas simplement de prendre conscience d’une réalité externe ou interne, il s’agit d’une force de cohésion qui intègre le corps, l’esprit ainsi que toutes les structures responsables de l’existence de l’être humain.

 

La sophrologie distingue trois états de la conscience : la conscience pathologique, celle où la vision du monde est altérée ; la conscience ordinaire, conforme à la norme, qui correspond à l’état habituel, quotidien ; la conscience sophronique, il s’agit d’un état particulier de conscience lié à un abaissement du seuil de vigilance permis par un relâchement profond des tensions (mais non modifiée comme c’est le cas au contraire en transe) et que l’on peut ressentir parfois dans un moment d’harmonie avec soi et/ou son environnement, un instant d’émotion créative.

Le but de la sophrologie est d’inscrire cet état transitoire dans la continuité.

 

 

Mon engagement en tant que sophrologue caycédienne au sein du cabinet que j’ai créé à Antibes est de guider ceux qui en font la démarche au dévoilement, à la conquête et la transformation consciente de ce que nous pouvons activer pour vivre une existence positive durablement, pleine de sens, en accord avec ses valeurs. Ceci se fait progressivement, au rythme qui est spécifique à chacun, au cours de  trois cycles divisés en degrés, des étapes qui ne cautionnent nullement un niveau mais créent des repères.

Sophrologue caycédien :
la méthode en étapes

Sophrologue caycédien : le premier cycle de la relaxation dynamique de Caycédo

 

Le corps est très présent au cours de ce cycle ; on y travaille la perception, la kinesthésie (perception consciente du mouvement du corps) et la cénesthésie (ensemble des sensations internes donné par tous nos organes, qui nous fait sentir notre existence à travers par exemple un sentiment de bien–être ou malaise, indépendamment du rôle spécifique des cinq sens).

 

Le premier degré de ce cycle s’inspire du yoga et développe les capacités de concentration. Sa pratique fait prendre conscience des différents espaces du corps et de réellement « l’habiter » en favorisant la libération des tensions et en soutenant voire activant notre vitalité. Une meilleure connaissance de nos habitudes respiratoires et un élargissement de celles-ci complètent cette manière de vivre notre présence à nous-même.

Des techniques dites de présentation développent le positif du présent.

Le deuxième degré plus contemplatif s’inspire du bouddhisme et s’attache, tout en renforçant notre qualité d’écoute intérieure des sensations, à développer une attitude contemplative senso-perceptive externe.

Des techniques dites de futurisation permettent de s’envisager sereinement dans ce que nous souhaitons vivre.

Le troisième degré s’inspire lui du zen japonais, c’est le degré méditatif, qui entraîne le corps et l’esprit à voir la réalité telle qu’est est (en identifiant mieux les différentes formes de filtres et en entraînant le mental à cultiver notre paix intérieure)

Des techniques dites de prétérisation participent à mettre en valeur des expériences et émotions passées positives.

Le quatrième degré met l’accent sur notre socle de valeurs, ce qui est précieux pour soi, donne du sens et nous guide dans nos choix.

Des techniques dites de totalisation se rapportent aux trois paramètres de la conscience.

Sophrologue caycédien : le deuxième cycle de la relaxation dynamique de Caycédo (degrés cinq à huit)

 

Il s’agit de percevoir l’énergie présente dans tout le corps, en tant que siège de la conscience. Nous prenons aussi conscience de la phylogénèse (histoire évolutive de l’espèce) et de l’ontogenèse (développement d’un individu depuis sa fécondation jusqu’à sa forme adulte) en tant que phénomènes caractéristiques de l’histoire de l’évolution de la conscience humaine.

Sophrologue caycédien : le troisième cycle de la relaxation dynamique de Caycédo (degrés neuf à douze)

Il s’agit de déployer la présence et l’expérience des valeurs existentielles comme la liberté, la tridimensionnalité (meilleure appréhension du passé, présent et futur) mais aussi la responsabilité ou encore la dignité de l’être humain.

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